Accueil du site  Les droits des filles  Le droit à la santé

Le droit à la santé

PLAN et la lutte contre lutte contre l’excision en Afrique de l’Ouest

PLAN, en lutte contre les mutilations génitales féminines en Afrique de L’Ouest

Chaque année, environ 2 millions de filles à travers le monde sont excisées ou subissent des mutilations génitales (MGF). Les MGF sont pratiquées dans toute l’Afrique de l’Ouest avec une prévalence particulièrement élevée au Mali et en Guinée.

MALI : LES MGF, SUJET TABOU, DEVIENNENT OBJET DE DÉBATS

Une initiative de Plan Mali, qui vise à changer les attitudes par rapport aux mutilations génitales féminines (MGF) et à en réduire la prévalence, a été étendue à l’ensemble du pays.

Jusqu’ici les femmes et les jeunes filles de 12 villages de la commune de Benko ont participé à l’initiative, qui vise à sensibiliser sur les dangers de l’excision et sur le fait qu’il s’agit d’une violation des droits fondamentaux des femmes et des jeunes filles. Les MGF sont pratique courante dans tout le pays, et il n’existe pas de loi pour les interdire. Les recherches menées par PLAN dans ses zones d’intervention révèlent que plus de 90% des femmes et des jeunes filles ont été excisées, et que près de 91% des mères ont toujours l’intention de faire exciser leurs filles. Mais grâce à l’initiative de PLAN, et à l’appui des gouvernements d’enfants dans la zone, ce sujet, autrefois tabou, est aujourd’hui discuté ouvertement.

« Le débat sur les MGF est devenu public à Benko. Les enfants discutent du sujet à l’école, ce qui a permis, dans de nombreuses familles, une meilleure compréhension des dangers qu’elles représentent », a déclaré une porte-parole qui a travaillé avec Plan sur cette initiative déclare.

GUINÉE : DES VILLAGES DÉCLARENT PUBLIQUEMENT NE PLUS PRATIQUER L’EXCISION

Une histoire incroyable sur une ONG locale guinéenne dirigée par une sage-femme inspirée. L’ONG a travaillé méthodiquement avec toutes les sections de la communauté pour informer ses habitants des effets des mutilations génitales féminines. Le succès de ce projet a pris l’ONG locale et Plan par surprise : deux villages ont déclaré publiquement qu’ils n’exciseraient plus leurs filles – un pas courageux dans un pays où la majorité des femmes sont excisées. Le projet a eu un effet boule de neige : des jeunes filles ont décidé de défiler dans les villes en déclarant qu’elles n’étaient pas excisées afin de sensibiliser la population.

En Guinée, 3 types d’excisions sont pratiquées :

1. Ablation du clitoris 2. Ablation du clitoris et des petites lèvres 3. Ablation du clitoris, des petites lèvres et excision des grandes lèvres En Guinée, le cas 2 est le plus pratiqué.

Les MGF font partie d’une cérémonie d’initiation à laquelle les filles doivent participer, c’est un rite de passage vers la féminité. Cette tradition est ancienne et permet aux filles de faire partie d’une société secrète pour les femmes. La loi du silence que font régner les femmes signifie que les filles n’ont aucune idée de ce qu’implique la cérémonie d’initiation. En excisant leurs filles, les parents témoignent du respect pour leur culture et leurs ancêtres. Même si beaucoup de parents ne voient pas l’intérêt d’une telle pratique, il leur paraît inconcevable de ne pas respecter la coutume.

LES CONSÉQUENCES DES MUTILATIONS GÉNITALES FÉMININES

La plupart des excisions sont pratiquées sans anesthésie. La première expérience est celle d’une douleur extrême et inattendue. La complication la plus courante et la plus rapide est un saignement très abondant dû à la coupure accidentelle d’une veine ou d’une artère. D’autres complications peuvent être des rétentions urinaires, le tétanos et d’autres infections liées à la blessure. Les décès de jeunes filles lors des cérémonies d’initiation ne sont pas rares.

Si les instruments utilisés sont partagés dans un groupe d’initiation, les filles sont alors exposées alors au VIH. A long terme, des complications peuvent survenir lors de l’accouchement, des règles ou de rapports sexuels.

AFAF ET PLAN

L’ONG Guinéenne AFAF (Association des Femmes pour l’Avenir des Femmes) a été mise en place par Madame Madeleine Tolno (connue aussi sous le nom de Tante Mado) pour sensibiliser les femmes et les sages-femmes aux MGF.

Madame Tolno est l’unique survivante de six enfants – ses autres frères et sœurs étaient des enfants mort-nés. Elle raconte que ses frères et sœurs sont décédés des suites de complications à la naissance dues à l’excision de sa mère. Madame Tolno est devenue sage-femme et en vingt-cinq ans de carrière, elle a pu voir le lien qui existe entre la mortalité maternelle et infantile et les MGF.

- Voir les vidéos



Partager cette page :  
ok

Soutenez nos actions en faveur des droits des filles dans le monde.

Donnez maintenant

1,4 million d’enfants parrainés dans 49 pays

Parrainez une fille