Le droit à la santé
La santé et la survie des nouveau-nés sont étroitement liées à celle de leurs mères.
Tous les ans, 4 millions de nouveau-nés meurent avant l’âge de 4 semaines. La majorité survient dans des pays où les mères sont sous-alimentées, manquent d’accès aux cliniques, aux hôpitaux et aux services de consultation prénatale ou donnent naissance dans de mauvaises conditions hygiéniques.
Peu de données sur les taux de mortalité chez le nourrisson et l’enfant font des distinctions entre les filles et les garçons. Pourtant, des études scientifiques ont prouvé que les filles à la naissance avaient au départ un léger avantage biologique sur les garçons.
Malheureusement, cette tendance est en général inversée dans certains pays en développement, car les filles sont d’avantage privées de soins, d’hygiène et d’aliments. Par exemple, en Inde, les filles sont nourries au sein durant une plus courte période que les garçons ; elles sont moins souvent amenées à des consultations médicales, et souvent très tard.
Moins bien nourries que les garçons, elles sont très nombreuses à souffrir d’un retard de croissance. Ces soins inadéquats entraînent souvent des problèmes à l’adolescence puis dans leur vie de femme.
En 2001, en Equateur, 132 filles sont mortes pour 108 garçons pendant leur première année de vie. Au Bangladesh, parmi les enfants de moins de 5 ans, le taux de mortalité des filles est supérieur de 11 % à celui des garçons.
La vulnérabilité des filles en matière de santé ne s’arrête pas lorsqu’elles grandissent : les grossesses précoces et une plus forte vulnérabilité face au VIH/Sida augmentent encore leur taux de mortalité.