Les droits économiques
Investir dans les filles est synonyme de croissance et de développement économique des pays en développement. Les jeunes femmes qui exercent des métiers décents et stables, qui tiennent des petits commerces ou qui jouissent de droits à la propriété sont en effet mieux à même de se créer un avenir solide, pour elles comme pour leurs familles et leurs communautés.
« L’investissement dans les adolescentes est précisément le catalyseur dont les pays pauvres ont besoin pour briser le cycle intergénérationnel de la pauvreté et parvenir à une meilleure répartition des revenus. Cet investissement n’est pas seulement équitable, c’est une décision intelligente au plan économique. » Robert B. Zoellick, Président, Banque mondiale
Les recherches démontrent que les femmes utilisent leurs rémunérations à bon escient – elles réinvestissent 90 % de leurs revenus dans le ménage, alors que les hommes n’en réinvestissent que 30 à 40 %.
Par ailleurs, si les jeunes femmes disposaient d’un meilleur accès au crédit, il y aurait plus d’enfants scolarisés et les ménages disposeraient de revenus supérieurs. Les prêts accordés aux femmes par les institutions de microcrédit ont eu plus d’impact sur la scolarisation des enfants que les prêts accordés aux hommes.
Au Bangladesh, les jeunes femmes qui ont obtenu des prêts sur cinq ans ont pu augmenter les dépenses annuelles du ménage de 9 dollars par habitant.
La crise économique actuelle a un impact négatif sur les jeunes femmes qui restent vulnérables alors qu’elles commençaient à investir en grand nombre le marché du travail. N’étant pas perçues comme le principal soutien de famille, elles sont souvent les premières à être licenciées et à perdre leur emploi.
Les jeunes femmes vont payer un lourd tribut à la débâcle financière actuelle. Les données tirées de la crise financière d’Asie en 1997 montrent que beaucoup de femmes, après avoir perdu leur emploi, ont dû recourir au commerce de sexe, comme travailleuses sexuelles, call-girls et chanteuses de karaoké. A Jakarta (Indonésie), on estime que deux à quatre fois plus de femmes sont devenues travailleuses sexuelles dans l’année qui a suivi immédiatement la crise.
Lire ici le rapport 2009 sur la situation des filles à l’heure de la crise économique mondiale
Lire ici le témoignage de Sarah Hendricks, conseillère en Equité de genre à Plan Canada