Les droits économiques
Près de 500 millions d’adolescentes et de jeunes femmes pourraient et devraient jouer un rôle essentiel dans le développement économique.
Mais elles n’ont toujours pas les mêmes opportunités économiques et sociales que les garçons. A commencer par l’absence courante d’acte de naissance, par exemple, qui constitue un obstacle aux futurs droits économiques. Beaucoup de filles n’ont également accès ni à la propriété ni à l’héritage.
Témoignage : « Les filles ont-elles jamais des droits sur la propriété de leur père ? Même si mon frère la néglige et ne la cultive jamais, c’est la sienne. On ne peut pas réclamer de droits. C’est le fils. » Shanamma, une ouvrière indienne de 17 ans
En matière d’éducation, le taux de scolarisation primaire des filles tend certes à rattraper celui des garçons, mais dès le secondaire, l’écart se creuse et seuls 37 % des pays ont atteint la parité dans la finalisation du cycle secondaire. Les mariages forcés, les grossesses précoces, mais aussi le rôle social traditionnellement assigné aux filles, destinées à travailler « à la maison », sont autant de raisons de déscolarisation.
Victimes de nombreuses discriminations elles se voient privées de l’opportunité de gagner leur vie dignement, de devenir autonomes, de s’élever dans l’échelle sociale et, plus généralement, d’être ainsi moteurs de développement pour leur famille, leur communauté et leur pays.
L’OIT estime qu’il y a plus de filles de moins de 16 ans dans les emplois domestiques que dans tout autre type de travail. Généralement considéré comme une forme d’emploi « sûr », l’emploi domestique masque en réalité toute une série de maltraitances, au nombre desquelles l’exploitation, les violences physiques, psychologiques et sexuelles. On estime que plus de 100 millions de personnes, majoritairement des jeunes femmes et des filles, travaillent dans ce secteur qui est le moins réglementé et le moins protégé.
Nombre de filles sont confrontées à de rudes défis dès leur naissance c’est pourquoi PLAN lance aussi un appel à l’action pour encourager le monde à investir précocement dans l’éducation des filles, l’objectif étant de leur offrir de vraies opportunités de travail et d’œuvrer pour une société plus prospère et plus équitable.
Témoignage : « Je vais être honnête avec vous, pour nous les femmes, et surtout les jeunes comme nous, c’est difficile d’avoir du travail ici sans coucher avec les patrons. » Rosaline, couturière dans une ZTE, Kenya